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| Carte bancaire |
🔴 ALERTE ÉCONOMIE : Vers une révolution monétique majeure au Cameroun pour assainir les finances publiques et stopper le pillage des caisses de l'État.
Dans un proche avenir, les agents publics de l'État camerounais percevront leur salaire via des cartes bancaires directement émises par le Trésor public. Cette nouvelle réforme s'inscrit dans la stratégie globale de dématérialisation des opérations financières menée par Yaoundé pour assainir son fichier solde, après le succès des programmes successifs comme ANTILOPE, SIGIPES 1 et 2, ou encore le Comptage physique du personnel de l’État (COPPE), qui avait déjà permis une économie budgétaire de 30 milliards de FCFA par an.
La fin des bons de caisse fabriqués en France
Après l'introduction du système SYSTAC (qui a mis fin aux virements bancaires groupés), le Cameroun franchit une étape symbolique et économique cruciale : la disparition définitive du bon de caisse. Cet imprimé historique, qui était jusqu'alors fabriqué en France, est remplacé par le paiement bancaire par biométrie, permettant à l'État d'économiser instantanément 320 millions de FCFA par mois.
Le Directeur de la comptabilité publique au ministère des Finances, Achille Nestor Basahag, a dévoilé la prochaine mutation de cette lutte : le Trésor public camerounais va désormais opérer comme une véritable institution bancaire autonome.
Le Trésor public devient une banque stratégique
La mise en place de la monétique publique va transformer les circuits de paiement de l'administration :
« Il n’est pas impossible que dans un proche avenir, nous puissions désormais charger les salaires des agents dans leur carte avec des terminaux installés à différents postes comptables du Trésor. C’est la cible vers laquelle nous sommes en train de cheminer. Elle sera dématérialisée par l’introduction
de la monétique comme moyen de paiement des salariés de l’ État » — Achille Nestor Basahag
Ce dispositif technique suppose que le Cameroun cessera bientôt de payer ses fonctionnaires par des canaux physiques ou dépendants de l'extérieur, verrouillant définitivement les failles du système bancaire classique qui profitaient aux fonctionnaires fictifs. En reprenant la main sur l'émission de ses propres supports de paiement, l'État camerounais renforce sa souveraineté financière et optimise la gestion de sa masse salariale.
🌐 Cette transformation monétique du Trésor public camerounais permettra-t-elle d'éradiquer définitivement le fléau des fonctionnaires fictifs et de la corruption financière ?

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