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lundi 19 octobre 2026

🔴 FRANCE : Pourquoi la révolte du 17 octobre marque l'effondrement d'un modèle

 

Emmanuel Macron
Président Emmanuel Macron, France

Les images des affrontements du samedi 17 octobre 2026 à Paris, Lyon, Marseille et Bordeaux font le tour du monde. Grenades lacrymogènes, barricades en feu et matraquage de lycéens et d'étudiants : la violence du maintien de l'ordre interroge.

Observée depuis l'Afrique et le Sud global, cette crise n'est ni une surprise ni un simple accident de parcours. Elle est la conséquence directe d'un modèle économique étouffé par ses propres choix géopolitiques.

🌍 1. La fin du « pré carré » africain : L'onde de choc économique

Pendant des décennies, la prospérité du modèle social français s'est appuyée sur des mécanismes de captation des ressources en Afrique de l'Ouest et au Sahel (uranium, pétrole, minerais, accords monétaires).

Aujourd'hui, la rupture est consommée :

  • L'éjection du Sahel : L'expulsion des forces et des influences françaises au Mali, au Burkina Faso et au Niger a brisé le flux de la rente néocoloniale.

  • Le choc en métropole : Privée de ces leviers d'influence et de matières premières à bas coût, la France se retrouve face à la réalité de ses finances. La fin de l'accès privilégié aux richesses africaines se traduit par une hausse mécanique du coût de la vie pour les Français.

💸 2. Des milliards pour Kyiv, la ceinture pour les Français

Au moment même où les hôpitaux publics se dégradent et où le pouvoir d'achat des ménages s'effondre, l'allocation des ressources publiques suscite une incompréhension totale :

Pendant que des chèques en milliards d'euros et du matériel militaire lourd continuent d'être expédiés vers Kyiv, le gouvernement demande au peuple français de subir l'austérité.

Cette politique crée un sentiment d'injustice profonde chez les travailleurs et la jeunesse, qui ont l'impression que les priorités du pouvoir se situent loin de leurs urgences quotidiennes.

📉 3. Le « Mozart de la finance » face au mur

Arrivé au pouvoir sous l'étiquette d'un gestionnaire hors pair, Emmanuel Macron voit son logiciel économique pousser ses limites. Sans les retours financiers de l'empire diplomatique d'autrefois et face à un endettement record, la marge de manœuvre est nulle.

  • La rue prend le relais : La mobilisation des lycéens et des collégiens, rapidement rejointe par les étudiants et le monde du travail, témoigne d'un ras-le-bol généralisé.

  • Le recours à la force : Faute de solutions économiques à offrir, le régime utilise la répression policière comme principal outil de gestion sociale.

💡 En conclusion

En voulant maintenir une posture de puissance en Europe de l'Est tout en perdant ses ancrages historiques en Afrique, le pouvoir français a accéléré la paupérisation de sa population. Les événements du 17 octobre montrent que la jeunesse et les travailleurs refusent de payer la facture d'une géopolitique en déroute.

💬 Partagez-vous cette analyse géopolitique ? Laissez votre avis en commentaire et débattons ensemble !

mercredi 8 juillet 2026

Rupture France - Burkina Faso : Le divorce est consommé, l'ère de la réciprocité a sonné

 

Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Burkina Faso

🔴 ALERTE SAHEL : L’histoire s'accélère au Sahel, et les derniers vestiges de l’influence diplomatique française sont en train de s'effondrer un à un.

Le ministère français des Affaires étrangères a confirmé une information majeure : tous les diplomates français en poste au Burkina Faso ont définitivement quitté le pays. En guise de réplique, Paris a sommé le personnel diplomatique burkinabè de quitter le territoire français sous sept jours, invoquant un "esprit de réciprocité".

Ce départ croisé des diplomates est l’acte final d’un divorce politique majeur, officialisé après que Ouagadougou a annoncé la rupture pure et simple de ses relations diplomatiques avec la France, accusant Paris d'un « activisme incessant » contre ses intérêts.

La fin du paternalisme, place à la souveraineté brute

Pendant des décennies, les crises politiques entre Paris et ses anciennes colonies se réglaient à huis clos. Cette époque est officiellement révolue. En chassant les diplomates français, le gouvernement de transition mené par le capitaine Ibrahim Traoré applique une doctrine claire : la souveraineté totale, sans compromis.

Pour Ouagadougou, la présence diplomatique française n'était plus perçue comme un canal de coopération, mais comme un outil d'ingérence. En actant cette rupture historique, le Burkina Faso montre qu'il n'a plus peur de l'isolement international promis par les puissances occidentales.

Le piège de la "réciprocité" pour Paris

Face à cette gifle diplomatique, la France a réagi en appliquant la loi du talion. Mais cette rhétorique peine à masquer une réalité beaucoup plus amère : Paris ne fait que subir et acter les décisions prises à Ouagadougou.

Cette expulsion est une réaction d'orgueil qui confirme l'impasse stratégique de la France en Afrique de l'Ouest. Après avoir été poussée vers la sortie au Mali et au Niger, la France perd son troisième ancrage majeur au sein de l'Alliance des États du Sahel (AES).

Une recomposition géopolitique irréversible

Le départ des diplomates marque une bascule psychologique et géopolitique profonde :

  • L'émancipation du bloc sahélien : La rupture est désormais globale. Elle a commencé par le départ des troupes militaires, s'est poursuivie par la suspension des médias d'État français, et s'achève par la fermeture des ambassades.

  • Le choix de nouveaux partenaires : Le Burkina Faso libère son espace diplomatique pour consolider ses alliances avec des puissances alternatives (Russie, Chine, Iran, Turquie), jugées plus respectueuses de sa souveraineté.

  • Le message envoyé au reste du continent : Ouagadougou prouve aux yeux de toute l'Afrique qu'il est possible de dire "non" de manière définitive à une puissance tutélaire.

🌐 Ce divorce marque-t-il le point de non-retour définitif pour l'influence française en Afrique de l'Ouest, et comment l'AES s'organise-t-elle pour faire face à ce nouveau bloc géopolitique ?

mercredi 9 octobre 2019

Françafrique : Le double jeu de Paris sur la réforme du Franc CFA à Sciences Po

Togolais Kako Nubukpo
l’économiste Togolais Kako Nubukpo 

🔴 ALERTE GÉOPOLITIQUE : Pour débattre de l'avenir du Franc CFA, la monnaie utilisée par 14 pays d’Afrique, c'est à Sciences Po Paris que les invitations sont lancées. Quelle incongruité !

La France, au travers du Conseil Présidentiel pour l’Afrique (CPA) créé par Emmanuel Macron, organise une conférence-débat opposant deux figures intellectuelles africaines : l’économiste togolais Kako Nubukpo, farouche opposant à cette devise, et le Franco-Béninois Lionel Zinsou, qui la considère comme une opportunité. Pour les mouvements panafricains, ce rendez-vous parisien s'apparente à une mise en scène paternaliste où les enfants d'un même continent s'affrontent sous le regard de l'ancien colonisateur. La demande de la jeunesse et des intellectuels du continent est pourtant unanime : ils ne réclament pas une énième réforme, mais la fin définitive de cette « monnaie coloniale ».

Le CPA : La vitrine de la "Françafrique 2.0"

Face à l'effondrement de son influence économique et politique sur le continent — reléguée désormais derrière la Chine, l'Allemagne, l'Inde et la Turquie —, Paris tente de réinventer ses méthodes de contrôle. C’est dans ce contexte qu'Emmanuel Macron a mis en place le CPA, un organe consultatif composé de Franco-Africains et coordonné par le Béninois Wilfrid Lauriano do Rego.

Ce cabinet de l'ombre conseille à l'Élysée de multiplier les discours de séduction envers la diaspora et les partenaires africains pour atténuer le sentiment d'asymétrie. Bien qu'Emmanuel Macron ait admis publiquement « la fin de l’hégémonie occidentale sur le monde », les actes peinent encore à suivre les déclarations d'intention.

Réforme ou "poudre de perlimpinpin" ?

Pendant que l'Afrique réfléchit de manière autonome à sa souveraineté monétaire, les initiatives de Paris sont perçues avec une profonde méfiance :

  • Une stratégie de conservation : À l'instar des figures historiques qui s'agrippent au pouvoir, la France semble refuser de lâcher la gestion d'une monnaie qui participe à son rayonnement international.

  • La diplomatie des coulisses : Avant le débat public, le CPA a auditionné à huis clos l'économiste Kako Nubukpo dans les locaux de l’Agence Française de Développement (AFD) pour évaluer les propositions de réforme.

  • Une monnaie de servitude : Pour la majorité des citoyens des pays utilisateurs, modifier les contours techniques du Franc CFA sans rompre le lien de subordination reste de la « poudre de perlimpinpin ».

Le fait que les discussions majeures sur l'avenir économique de l'Afrique subsaharienne se programment systématiquement dans les institutions parisiennes démontre que le schéma de la servitude monétaire peine à s'éteindre. La bataille pour une déconnexion totale des réseaux d'influence de l'Élysée ne fait que commencer.

🌐 L'émergence des monnaies locales au sein de l'Alliance des États du Sahel (AES) va-t-elle précipiter l'effondrement définitif du Franc CFA en Afrique de l'Ouest ?